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Bien nourrir nos sportifs à 4 pattes !

ven, 20/05/2016 - 03:40

Le chien de chasse est un sportif de haut niveau. Il faut donc l’alimenter en conséquence.

Que l’on soit maître d’un seul chien ou propriétaire de toute une meute, on ne peut transiger sur la qualité de leur alimentation. A l’image des humains, la nourriture joue sur l’état de santé et les performances des animaux. Les chasseurs savent bien qu’un chien malnutri ou au contraire obèse ne donnera pas entièrement satisfaction sur le terrain. Bien que certains éleveurs soient adeptes d’une marque de croquettes et n’en changeraient pour rien au monde, il faut bien admettre que le marché de l’alimentation canine est une vaste jungle où il est bien difficile de trouver le meilleur chemin. Afin d’éclairer nos lanternes, nous avons consulté Mathieu Dufour, un spécialiste en la matière, qui s’est lancé l’an passé dans l’élaboration et la commercialisation de croquettes pour nos compagnons. 

Le chien, digne descendant du loup, est certes principalement carnivore mais d’autres éléments non-carnés sont nécessaires afin qu’il soit au meilleur de sa forme. En plus de la viande et son apport en protéines, il convient que sa ration soit enrichie de céréales (riz ou pâtes : glucides) et de légumes cuits (fibres).

« C’est la base d’une alimentation saine, souligne Mathieu Dufour. Il ne faut pas oublier de jeter un œil sur les compléments en huile, vitamines et sels minéraux (cendres) pour éviter les carences. Selon les races, l’âge et le mode de vie de l’animal, les proportions de ces différents aliments varient. Il est évident que l’on ne donne pas la même alimentation à un chiot en pleine croissance et à un vieux chien qui passe son temps à roupiller sur le canapé. L’avantage avec les croquettes, c’est qu’il y a toujours une solution adaptée à l’animal. A titre d’exemple, il convient de choisir un aliment à base d’agneau pour les chiens à l’estomac fragile et des croquettes hyper-protéinées pour les chiens de sport en pleine activité.»

De bonnes croquettes sans se ruiner !

Les « cadors » du marché, que nous connaissons tous, proposent une gamme étendue et des produits de qualité. D’ailleurs, en prenant la peine d’étudier la composition inscrite au dos du sac, vous remarquerez que les ingrédients principaux figurent en bonne place et dans des proportions adaptés. Pour bien analyser une composition, il convient de connaitre la terminologie employée par les fabricants. A titre d’exemple, il est préférable pour un chien d’ingurgiter une croquette composée principalement de viande fraiche ou de farine de viande plutôt qu’une autre composée de sous-produits (tête, pattes, cou).  Il faut absolument éviter les croquettes vendues à moins d’1€ le kilo dans les supermarchés. Ces aliments « low-cost » ne correspondent en rien aux besoins d’un chien de sport car elles sont riches en gras et trop peu protéinées.

« Il y a peu de soucis avec les aliments haut de gamme, reprend notre « croquettologue ». Ils sont tout de même assez onéreux (5€ le kilo). Afin de ne pas se ruiner, il est possible de se tourner vers des marques moins connues et les petits détaillants. Je fais fabriquer mes croquettes selon un cahier des charges que j’ai établi. En toute franchise, ma gamme n’a rien à envier à celle des grandes marques mais je vends mes croquettes deux fois moins chères. Il n’y a pas d’astuce ni de tricherie ! C’est ce que l’on appelle une marque blanche. Il n’y a pas de pub, ni de joli chien dessiné sur les sacs donc je n’ai pas à répercuter le coût du merchandising. Je commercialise mes croquettes dans la Somme, le Nord et le Pas-de-Calais mais ce système existe dans toute la France.»

Pas de repas deux heures avant la chasse

Afin de savoir si une croquette est adaptée à un chien il n’y a pas mille solutions. Outre le poil qui doit rester à son état naturel et le poids qui ne doit pas varier, il convient, bien que ce soit peu ragoutant, de regarder ce que donne la croquette à la sortie. Ce sont les excréments qui attestent (ou non) de la bonne assimilation de l’aliment. Vous comprendrez aisément que des crottes liquides ou non moulées témoignent d’une mauvaise digestion. Veillez également à ce que le chien ne défèque pas plus qu’à l’accoutumée car cela pourrait signifier qu’il ne garde que trop peu de ce qu’est censé lui apporter la croquette.

« Quand on change de gamme ou de marque, il est important d’effectuer une transition. Pour ce, il faut insérer petit à petit la nouvelle croquette dans la gamelle afin que le chien s’habitue. Il convient d’adapter le rationnement selon la saison et le niveau d’activité. La période post-ouverture est propice à la remise en forme et à la vérification du poids de votre compagnon. Si celui-ci a s’est un peu arrondi, il faut le mettre à la diète pendant 3 ou 4 semaines. Deux solutions s’offrent à vous : diminuer de 40% la ration quotidienne ou utiliser une alimentation pauvre en calories. En période de chasse, le chien est beaucoup plus actif donc l’apport énergétique doit être accru. Personnellement, je donne la même croquette toute l’année et je joue simplement sur les quantités.

De nombreux spécialistes s’accordent à dire que la distribution du repas le soir est une bonne habitude. Quoi qu’il en soit, il est totalement proscrit de nourrir un chien dans les deux heures qui précèdent la chasse. Cette recommandation est valable pour l’ensemble de nos compagnons mais d’autant plus importante pour les grands sujets plus sensibles à la torsion d’estomac. L’alimentation à base de croquettes est dite sèche. Il convient donc de laisser de l’eau fraiche et propre en permanence à côté de la gamelle.

A la soupe !

Donner des croquettes est le moyen le plus simple de fournir à nos chiens une alimentation équilibrée. Cependant, certains chasseurs continuent de préparer quotidiennement une « soupe » pour nourrir leurs compagnons. Il faut tout de même savoir que cette méthode demeure une affaire de spécialistes car elle est assez difficile à équilibrer. Avant de vous lancer, prenez la peine de vous adresser à un vétérinaire afin qu’il vous délivre quelques conseils. La viande insérée dans la gamelle devra maigre afin d’apporter le maximum de protéines et toujours être cuite pour éviter toute contamination bactérienne. Le riz ou les pâtes doivent être bien cuits, sinon le chien les digère mal. En bref, une bonne soupe doit apporter les mêmes éléments qu’une bonne croquette à savoir des protéines animales, des glucides, des fibres, des vitamines et des sels minéraux. 

Que vous choisissiez l’alimentation maison ou la nourriture industrielle, il faudra donner le meilleur à vos chiens afin qu’ils demeurent en pleine santé. N’oubliez pas que ces chasseurs sont de véritables sportifs de haut niveau et qu’ils ont besoin d’un bon carburant pour faire face aux difficultés et aux tumultes d’une saison de chasse. Pour tous renseignements complémentaires, n’hésitez pas à contacter Mathieu Dufour au 06.20.96.74.52 ou par mail à l’adresse suivante : mathieu.dufour31@orange.fr. Ce spécialiste, passionné par la chasse et les chiens, répondra avec plaisir à l’ensemble de vos questions.

Benjamin Basset

Bonus - Les 10 règles à suivre pour une bonne alimentation du chien

C'est en 1985 que le professeur R. Wolter, de l'École nationale vétérinaire d’Alfort, a écrit les "dix commandements" de l'alimentation canine. Ces dix règles majeures reprises ici en partie sont celles qui permettront à tout maitre d'éviter les principales erreurs concernant le rationnement pratique alimentaire de son chien.

1. L'abreuvement du chien doit être suffisant. Une eau potable, fraîche, renouvelée, sera laissée en libre-service au chien, sachant que sa consommation moyenne est de 60 ml par kilogramme de poids corporel et par jour, et qu'elle augmente chez le chiot, la chienne qui allaite, sous climat chaud et en période de travail.

2. Respecter les transitions alimentaires. Toute modification alimentaire doit être réalisée progressivement chez le chien, sur une semaine, afin de lui permettre de s'adapter aux plans gustatif, digestif et métabolique.

3. Assurer au chien des repas réguliers. Le chien n'est heureux que s'il reçoit chaque jour à la même heure, au même endroit, dans la même gamelle, le même aliment.

4. Contrôler les quantités d'aliment distribuées. Calculées en fonction du besoin énergétique quotidien du chien et de la teneur en calories des aliments, les quantités distribuées chaque jour seront pesées régulièrement afin d'éviter toute dérive lente vers l'obésité. Elles seront adaptées à l'évolution du poids du chien.

5. Distribuer au chien un régime équilibré. Qu'il soit familial ou industriel, l'aliment doit renfermer tous les nutriments dont le chien a besoin, apportés en quantités satisfaisantes, et dans des proportions ajustées à son format, à son état physiologique et à son âge.

6. Bien choisir l'aliment d'un chien. Choisir d'alimenter son chien avec tel ou tel aliment n'est pas une décision anodine, et ce sont avant tout les critères d'équilibre nutritionnel qui doivent primer. Trois critères fondamentaux interviennent dans le choix du bon aliment pour un chien : son âge, son niveau d'activité physique ou physiologique et son format.

7. Utiliser l'aliment de manière rationnelle. En effet, la manière de donner compte autant que ce que l'on donne. C'est ainsi qu'en cas d'utilisation d'aliments industriels, il est essentiel de suivre convenablement le mode d'emploi du fabricant. En alimentation familiale, certaines expressions doivent être bannies, car nulles et non avenues chez le chien : "je le nourris comme moi-même", "il mange ce qu'il veut", "il ne veut que cela". Enfin, déchets de table, friandises, sucres, gâteaux, chocolat ne feront pas partie de l'alimentation.

8. L'hygiène du chien doit être satisfaisante. Les aliments industriels offrent les meilleures garanties de salubrité hygiénique et, bien utilisés, ne présentent aucun risque d'intoxication alimentaire. Si le chien ne finit pas son repas, les restes seront jetés et la gamelle nettoyée quotidiennement.

9. Contrôler les résultats individuels. L'efficacité du rationnement et son adaptation doivent être contrôlées chez le chien sur la base d'éléments aussi simples que l'évolution de son poids, la qualité de son poil et de ses excréments, ou encore son appétit et son comportement au quotidien.

10. Ne pas hésiter à avoir recours au vétérinaire. De par sa formation, le vétérinaire est aussi le diététicien du chien, que ce soit dans sa vie au quotidien ou lorsqu'il est malade.

 

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