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Billet d'humeur : "Je suis un chasseur blessé !"

mar, 28/05/2013 - 18:42

 "La mascarade est loin d’être terminée"

"CHASSEUR BLESSE" 

Si les événements dont il va être question remontent à plus d’une dizaine d’années, ils sont toujours d’actualité, et pour cause…

Revenons à l’époque du gouvernement Jospin et plus précisément de Mai 1997 à Juillet 2001.Aux commandes du ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement une drôle de dame répondant au doux prénom de Dominique s’emploie à préserver la planète des fléaux qui menacent, à commencer par la sécheresse, les grands incendies, la glace qui fond et tout le bataclan. Sans oublier bien sur la sauvegarde de la faune par l’éradication pure et simple de ceux qui causent sa disparition, à savoir les nemrods  de la France profonde. C’est sous ce règne qu’ont eu lieu aux quatre coins de notre pays les manifestations de chasseurs excédés par une avalanche de mesures et textes de loi sans fondements .Notre Ministre verte ayant toujours eu l’honnêteté de claironner haut et fort son hostilité au petit monde de la chasse, le dialogue de sourds  fut d’assez courte durée, la rue allait trancher et "on allait voir ce qu’on allait voir".

Nous voilà donc cent mille «bouseux » au moins, montés à la capitale avec moult élus enrubannés, dont quelques Députés et des Présidents de Fédération au discours protecteur du bon père de famille. Ce 14 Février 1998 la fête parut totale, meute de chiens et sanglier vivant en tête de cortège. Dans la fumée des pétards-fusée, flottaient au vent les bannières sang et or des bataillons de chasseurs Languedociens .Comme l’on se sent fort dès que l’on est nombreux ! Une banderole criait à l’injustice, une autre LA VOYNET = LA VOISIN, brandie bien haut par deux nostalgiques des temps ou les empoisonneuses étaient exécutées en place publique. Un huttier Picard coiffé d’une forme d’oie, un colosse du Gers aux allures de Gaulois qui souffle dans une sorte de corne de brume en dansant une bourrée, des cabaniers Provençaux  qui farandolent au son des fifres et des tambourins… que sais-je encore ? Dans tout ce remue ménage fait de folklore organisé et de bonne humeur, la verve des Méridionaux pouvait s’en donner à cœur joie et les slogans scandés ne manquaient pas non plus de pittoresque. Reprenant  un ancien « tube » de Sœur Sourire, Dominique nique nique, et en accommodant le refrain d’une sauce plutôt salée ou à dire vrai bien « salasse », nous étions alors  loin de nous douter à quel point nos paroles étaient prémonitoires et encore moins que c’est nous qui allions l’avoir bien « dans le baba ». Au  soir de la grande kermesse chacun remonta dans son car ou son train avec ce sentiment du devoir accompli, et heureux d’aller retrouver son chien, son poste à grives ou sa palombière. Aux comptoirs des bistrots de village on fêta dignement la victoire. Chez moi en Camargue on se rassura encore un peu plus en décrétant qu’il passerait de l’eau sous les ponts du  Rhône avant qu’on nous empêche de chasser comme nous l’entendions. Et on riait de bon cœur des sarcasmes de l’un ou des railleries d’un autre. Fallait-il être crédule… Mais on dut bien vite déchanter .Sous couvert Eurocrate, nos détracteurs, à la manière des bêtes nuisibles qu’ils ont tant à cœur de voir proliférer, attendaient tapis dans l’ombre pour croquer à pleines dents dans les périodes d’ouverture ou les chasses traditionnelles à petit effectif pour commencer. Le loup étant dans la bergerie il est bien facile d’imaginer que leur tâche en fut grandement facilitée. Mesures administratives et textes de loi  restrictifs allaient s’abattre sans discontinuer sur les chasseurs, et encore plus particulièrement ceux qu’intéresse le gibier migrateur .Le traquenard était partout mais surtout ou on ne l’attendait pas. Pendant que nos responsables locaux et les grands prêtres  de notre confrérie, soucieux de préserver leur petit confort, s’employaient  en courbettes et génuflexions,  chacun de nous, en bon Français qui se respecte, se mit à tirer bien fort sur le coin de la couverture en priant secrètement que la foudre tombe chez le voisin. Sans doute aurions nous du, pour être considérés  ou au moins  écoutés, manifester à nouveau mais cette fois sur la plus belle avenue du monde, gesticulant en petite tenue sur des chars colorés. Peut  être aussi injurier l’autorité et sa mère ou bien faire un feu de la St Jean avec la voiture du voisin…Mais les chasseurs, quoi que certains aimeraient bien laisser croire, sont des gens généralement pourvus de bon sens et respectueux du bien d’autrui. (Toutes les qualités requises pour être le dindon de la farce !).Sous prétexte d’image et de communication on préféra s’en tenir à «faire des phrases ». On envoya quelques pauvres bougres  non rodés à ce genre d’exercice nous couvrir de ridicule dans de faux débats télévisés. A la tribune des réunions associatives l’orateur du jour entamait la ritournelle des promesses par un «Amis Chasseurs» lourd d’altruisme fédérateur. Que de réconfort dans ces belles paroles…Bien entendu  les premières désillusions ne se firent pas attendre, avec en primeur  un CPNT pollué de politique ,puis divers groupements  créés par quelque brochette de lascars opportunistes dont la seule réalisation concrète est d’avoir encaissé les cotisations des benêts (dont je suis) y adhérant. La mascarade est loin d’être terminée, et  mieux vaudrait  être bien conscients de la précarité du peu  liberté qui subsiste. Alors que nous perdons notre temps  en jérémiades, l’anti-chasse militant se voit  doté de moyens redoutables tels que Natura 2000 ou «moratoire»… et d’un allié de poids : la cour Européenne. Pour nos opposants  le combat ne fait que commencer et leurs gourous plus que jamais inspirés savent comment on donne du grain à moudre à des citadins en mal de nature. Grace aux tempêtes et aux inondations  les moulins du catastrophisme vert peuvent tourner  à plein régime. De son coté Madame Voynet semble  moins préoccupée du devenir environnemental  depuis qu’elle n’est plus Ministre, que le bon Saint Hubert en soit loué. Elle n’est  d’ailleurs plus d’aucun gouvernement vu son dernier revers électoral  aux présidentielles 20O7...score 1,57% !!! Pour ceux que  son sort intéresserait, elle émarge  tout de même à 8768 euros brut mensuels pour le cumul de deux mandats (Sénatrice du 9/3 et maire de Montreuil. (Source : magazine Capital Mai 2009).

Mais pour ma part je suis un chasseur blessé. J’ai un peu honte de révéler au grand jour cette partie de mon intimité mais dès que je pose le derrière quelque part, je sens à l’endroit précis ou mes deux fesses se rejoignent, comme un corps étranger qui serait demeuré là, ce qui procure une sensation fort désagréable .Mon proctologue affirme que cela est fréquent chez l’individu s’étant fait berner. J’essaie de me consoler en pensant que nous sommes nombreux, «amis chasseurs », dans ce cas.

Vos commentaires

Bonjour,
Bien résumé la situation.
J'étais de la fête, à Amiens puis à Charleville Mézières ensuite à Rennes et enfin à Paris. J'ai collé et démarché pour CPNT, on y croyait, puis le politique a pris le dessus aussi bien dans certaines fédé qu' au niveau de la FNC. Certaines personnes ne réussissant pas en politique ont investi le domaine de la chasse, (voir CPNT, Nihous était carté RPR dés sa naissance) maintenant on surnage.

Cordialement

Soumis par dejancourt (non vérifié) le sam, 16/04/2016 - 10:24

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