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Un périple en pays Gallois !

mar, 15/07/2014 - 11:52

Chasse mixte au pays de Galles !

C’est d’une rencontre avec un Gallois, haut en couleurs, qu’est née ma volonté d’aller chasser dans son pays. Il a suffit qu’il prononce les mots « bécasse », « bécassine » et « canard » dans la même phrase pour sceller ma décision. Le rendez-vous est pris, mi janvier, pour une petite semaine de « wild bird walked up shooting », comprenez chasse devant soi sur gibier sauvage.

Situé sur la côte Ouest de la Grande Bretagne, le Pays de Galles offre un climat tempéré toute l’année. Si les températures excèdent rarement les 25 degrés en été, l’hiver reste plutôt doux et les gelées sont peu fréquentes. En revanche, il pleut … beaucoup. Mais ce qui est gênant pour nous est apprécié par le gibier. Ainsi, de novembre à janvier, bécasses, bécassines et canards trouvent sur ces terres Galloises le gîte et le couvert. Ajoutez à cela une pression de chasse extrêmement faible sur ces espèces (les Gallois préférant s’adonner au plaisir des battues de haut vol), et vous obtenez un territoire qui ressemble à un petit paradis de chasse.

Que les amateurs de tableaux imposants passent leur chemin. Ici le but est tout autre. Nous recherchons la mixité, dans les espèces et dans les biotopes. Ainsi une bonne journée de chasse se clôturera sur un tableau composé de bécasses, bécassines, faisans, canards et parfois perdrix ou lièvres.

Mais revenons à notre voyage. Arrivés à l’aéroport de Liverpool, en Angleterre, deux petites heures de voitures nous séparent du territoire de chasse. Notre zone se situe sur le littoral, au bout d’une presqu’île bordée de part et d’autre par la mer d’Irlande, offrant le double avantage de pouvoir profiter d’un cadre superbe et d’accueillir des densités de gibiers migrateurs extraordinaire. L’accueil est typiquement Gallois, chaleureux et amical dès les premiers échanges avec les guides qui nous accueillent. Mais la journée est trop entamée et il faudra attendre le lendemain pour pouvoir chasser.

Premier jour, nous y sommes. Il fait frais mais il ne gèle pas. Le but sera le suivant : chaque chasseur devra prélever aujourd’hui au moins une bécasse, une bécassine, un faisan et un canard. Première zone de chasse et premières émotions. C’est une immense friche, dépourvue de végétation haute, au sol détrempé par les pluies des jours précédents. Nous marchons en ligne et les guides font travailler leurs chiens (springers et labradors) devant nous. La marche est loin d’être évidente dans ce dédale de branches coupées et de bois mort. Nous avons parcouru moins de cent mètres quand le premier « snipe » raisonne. Je mets en joue une bécassine et fais feu. Chose incroyable, la détonation fait partir une bécasse à quelques mètres … je tente le doublé … et je loupe. Evidemment, cela aurait été trop beau ! Je reste émerveillé quelques instants par cette scène atypique avant de reprendre mes esprits et de reprendre la marche. Sur cette zone, la concentration est une qualité requise, mais certainement pas la patience. Des groupes de bécassines se lèvent régulièrement. On marche, on tire et on loupe. Les blagues vont bon train et l’ambiance dans la ligne est décontractée et joviale. Tous les chasseurs auront plusieurs occasions de tir et chacun fera sa bécassine. Pour ma part, après une heure de marche, je sortirais avec une quinzaine de douilles et trois bécassines.

Nouvelle zone de chasse : un flanc de colline, tapissé de bruyère, avec quelques plantations de jeunes pins. Nous entamons la marche et très vite les premières bécasses sont débusquées par les chiens. Si les plantations sont plutôt claires, les tirs restent très difficiles et les bécasses zigzaguent entre les arbres sans pour autant sortir ou prendre de la hauteur. Le nombre d’oiseaux est incroyable. Des dizaines de faisans ont élu résidence sur le secteur et pimentent nos actions de chasse. Certaines petites plantations, de moins d’un hectare, nous offrent plus de 5 levées de bécasses différentes. Le spectacle est superbe et en quelques heures les 30 levées sont vite dépassées. Les prélèvements restent raisonnables même si les coups de fusils sont nombreux. Nous sortirons chacun de cette zone avec trois bécasses et quelques faisans.

Après un repas chaud pris vers 15 heure au pub local, devant un feu de cheminée appréciable, direction la passée. Les niveaux d’eau sont un peu hauts et les canards, présents en quantité sur la zone, sont éparpillés. Malgré l’agrainage de certains endroits pour fidéliser les anatidés, ces derniers fréquentent assidument les prairies inondées. A la nuit, plusieurs groupes de colverts seront plus cléments avec nous et nous permettrons de prélever quelques oiseaux. Bouquet final avec quelques volets de sarcelles.

Il fait nuit … nous avons les pieds gelés … et nous sommes heureux. J’immortalise mon tableau, composé de trois bécassines, trois bécasses, 4 faisans, 1 pigeon, et 2 colverts. Quel bonheur de pouvoir chasser du gibier 100% sauvage sur ces territoires vierges. Nous avons varié les plaisirs, les coups de fusils et les gibiers. Bref, nous avons adoré la chasse au Pays de Galles.

Pierre-Jean Lacombe

ucp.pj@orange.fr

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Tel : 05 62 73 72 03

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